Bonjour du bout du monde (bis)

Bonjour à tous,
et non, je ne suis pas mort, mon déménagement s’est plutôt bien passé, même s’il reste encore pas mal de choses à faire (trouver un appart « potable », pleinnnn de papiers, etc…).
Grosso modo la vie normale reprend son cours, et j’ai même recommencé mes petits bricolages. Bon, le plus dur ici est de trouver du bon matériel, je vous explique pas la galère rien que pour un fer à souder. Du coups, mes premiers projets consistent à me fabriquer mon propre matos, vu qu’il est compliqué (et très cher) d’importer, à partir de ce que j’arrive à trouver sur place.
Heureusement, ici c’est un peu le paradis du bidouilleur, et il y a des centaines (milliers ?) de petites boutiques vendant à peu près tout ce dont on peut avoir besoin, à des prix défiants toutes concurrences. C’est également le royaume de la récup’, et je vois passer des choses assez hallucinantes ! (Promis, des photos bientôt).
Mes projets « français » sont quand a eux en pause pour un an, donc vous ne verrez pas la fin du stirling tout de suite (je vous rassure, j’en suis tout autant frustré), mais vu le matos que j’ai sous la main ici, côté usinage, je pense me remettre rapidement à des projets sympa.

Ca me change un peu de mes montagnes :)

Ca me change un peu de mes montagnes :)

Un peu de changements…

Premier changement, bien visible, c’est le thème du site… Le précédent était là depuis 3 ans (déjà), et je commençait à lui trouver pas mal de défauts. Voilà donc un nouvel habillage, on verra à l’usage ce que ça donne, n’hésitez pas à me faire vos retours !

Le second changement, moins visible côté site sera nettement plus important, côté perso. En effet, d’ici quelques semaines, je déménage à l’autre bout du monde, pour y vivre un an au moins. Du coups, pas mal de projets qui ne seront pas terminés d’ici là risquent de se retrouver en attente pour un an. Dans la même idée, pendant ce temps il y aura probablement moins de posts orientés électronique, car je n’aurais pas mon matériel sur place, mais probablement d’autres posts intéressants, surtout si vous aimez la mécanique et/ou les machines à commandes numériques. J’essaierais également de faire un petit topo sur la vie sur place, et les problèmes liés à ce genre d’expériences :) (en espérant qu’il n’y en ai pas trop non plus).

D’ici là, je trime comme un fou pour voir mon moteur stirling tourner avant de partir ;) et j’ai quelques autre montages intéressants à terminer…

Mon prochain cadre de vie... :)

Mon prochain cadre de vie… :)

De retour de l’EHSM

Du 28 au 30 décembre, se déroulait à Berlin la première édition de l’EHSM. Il s’agit d’une conférence de Hacker, au sens « bidouilleurs » du terme, très orientée DIY.
Les thèmes présentés étaient très variés, allant du software au hardware, voir mixant tout ça, il y avais même du « culinaire » :). Ce type d’évènements étant assez rare en Europe pour le moment, j’ai donc décidé d’y faire un tour, histoire de ramener de nouvelles idées « à la con », et de pouvoir discuter technique avec tout le beau monde présent à cette conférence. Et du beau monde, il y en avais pas mal, avec notamment Ben krasnow, que je tenais absolument à rencontrer.
Les conférences étaient globalement d’un très bon niveau (je n’ai pas assisté à toutes les conférences, zappant un peu celles tournant autour du soft), et ne donnaient envie que d’une chose : aller voir tous ces gens dans leur lab, afin de voir toutes ces merveilles en fonctionnement :)
Petit regret tout de même, les « à-côté » de la conf qui n’étaient pas vraiment organisés (première édition….) et du coups, les petits groupes se formaient au gré des discutions et s’éparpillaient dans la ville le soir venu, ce qui fait qu’il était difficile de croiser les autres personnes en dehors des speachs. Bon, il y a quand même eu un petit resto bien sympa d’organisé le second soir, mais il aurais mérité d’être prolongé et prévu un peu à l’avance, de manière à ce que tout le monde ai pu y participer.

Sinon, pendant le temps où les conférences ne m’intéressaient pas, je suis allé visiter le musé des techniques de Berlin, et franchement, ça vaut le détour ! Amateurs de locomotives, d’avions, de bateaux…. Ce lieu est pour vous ! Difficile d’imaginer la taille gigantesque de certaines locomotives à vapeur sans avoir été au pied de l’une d’elle (et de constater qu’on mesure tout juste le même diamètre qu’une roue…). Je ne vous parle même pas des maquettes de bateaux qui ont probablement demandé des centaines d’heure de travail pour chacune d’entre elles (et il y en a tout un étage !)
Il y a également une présentation des différents outils et techniques de travail du métal, etc, etc…. Pour tout dire, j’y suis allé 2 fois pendant mon séjour, et je n’ai pas réussi à en faire le tour ! Je pense qu’il sera à lui seul l’objet d’une future visite.

Pour ceux qui ont raté les conférences de l’EHSM, les vidéos sont disponibles ici : http://media.freitagsrunde.org/mirror/ehsm/2012/
(Ne manquez pas le talk de Ben Krasnow, ou de Jasper Nance…)

Voyage au bout du monde, le retour de la vengeance….

Dans l’épisode précédent, je vous racontais mon voyage en république centrafricaine.
Il s’avère qu’en cette période estivale (en france), j’ai dû y retourner. Je n’en suis pour le moment qu’au début de ce voyage, mais le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il commence bien…
En effet, suite à un soucis technique avec le système de chargement des bagages, et pour éviter de devoir payer trop de pénalités de retard, ma charmante compagnie aérienne a pris la décision de partir quand même…. sans les bagages manquant !
Vous allez me dire, ça arrive souvent, ce n’est pas bien méchant. Sauf que là, ben quand même un peu, car ça soulève tout un tas de problèmatiques, assez casse-têtes à résoudre.
- Le premier soucis qui me viens à l’esprit : les médicaments. En, effet, grâce à nos supers plans vigipirates (d’une efficacité, je vous fait pas dire), interdiction d’emmener en cabine des médicaments autre que ceux qui seront nécessaire pendant le vol. La malarone (antipaludéen) ne rentre pas dans cette catégorie, et était donc gentillement dans mon bagage en soute. Problème, en ce moment, c’est la saison des pluies en RCA, et le palu y est à son maximum. (Evidemment, pour l’anti moustique, même problème). Heureusement, je devais croiser sur place un collègue qui repartais juste après mon arrivée, et qui a pu me dépanner.

- Vient ensuite les problèmes de moindre nécéssité, mais quand même. Bien sûr, mes habits étaient tous dans ce sac. La où c’est sympa, c’est quand pas une personne sur place n’est capable de donner la procédure pour ce genre de cas (du genre montant remboursé pour parer aux nécéssités, etc…). Il m’aura fallu appeller en france pour le savoir. Accessoirement, je ne sais toujours pas si mon sac arrivera un jour ou pas, mais à ce stade, je préfèrerais même qu’il n’arrive pas ^^

- Connaissant maintenant le budget énormissime alloué (100€),  je peu donc commencer a refaire ma garde robe. Mais là encore, on se rend vite compte qu’on est trèèèès loin de chez soi. Déjà, il faut savoir une chose. Ici, il n’y a pas de distributeur d’argent. Aucun. Il faut donc prévoir, au moment du départ, la somme exacte de ce qu’on va consommer sur place, n prenant une petite marge pour les coups durs, mais pas trop non plus pour les risques de vols. Donc, déjà, ben les 100€ en question, je vais devoir les rogner sur mon budget bouffe :/

Ensuite, et là, ça deviens vraiment rigolo, faut trouver des vêtements ! En effet, les vêtements neufs, ben c’est du luxe, donc difficile à trouver. Après un certain nombre de magasins, j’ai réussi à trouver 1 tshirt, 1 slip et 3 paires de chaussettes neuves…. Et c’est tout (j’y ai pourtant passé l’après midi). Pour le reste, j’ai du me rabattre sur des vêtements d’occasion, ce qui me gène pas forcément plus que ça, sauf que pour les slips, j’aurais quand même préféré du neuf…

Bref, après avoir passé une vie entière à des endroits où la consommation n’est jamais un problème, ça faire bizare de devoir galérer pour trouver à seulement s’habiller, et ça fait relativiser pas mal de choses quand même….

Sur ce, j’espère que la suite du séjour se passera un peu mieux, sinon la semaine va être loooongue.

Voyage en République Centrafricaine

Voilà, comme je vous le disais la semaine dernière, j’étais en déplacement en république centrafricaine (pour le travail, hein, pas les vacances ;)). Comme il s’agit d’une destination assez peu courante, j’en profite pour vous faire un petit retour.

Premiers contacts
Plus exactement, le premier contact avec le sol n’avais pas encore eu lieu que le pilote nous annonce qu’il est strictement interdit par le gouvernement local de prendre des photos depuis l’avion. Tout de suite, ça met dans l’ambiance. J’avais d’ailleurs été prévenu, les autorités locales sont très regardantes sur beaucoup de choses. Une fois l’atterrissage fait, on se retrouve tout de suite plongé dans l’ambiance… Déjà, changement de température : je suis partis de Paris le matin où il faisait 2°, pour arriver à Bangui où il fait 35°. Ensuite, l’aéroport en lui même…. aie aie aie… sacré décalage ! Imaginez une sorte de grand gymnase des années 60, jamais repeint. Bon, ça c’est pour l’aspect esthétique, vient ensuite l’aspect fonctionnel…  Il faut donc passer un premier bureau où une personne vérifie les vaccinations, ensuite un bureau où la personne vérifie votre passeport et tamponne votre carte de débarquement. A ce moment là, je pensais en avoir fini avec les formalités, et me dirigeais vers le militaire vérifiant les sorties qui donnaient accès aux bagages. Erreur, il fallait que je repasse à un autre bureau qui récupérais la fameuse fiche de débarquement précédemment tamponnée, et ne me rend… rien. Au final, c’est les mains vides que je repasse devant le fonctionnaire qui me laisse alors passer. Moralité, j’aurais pu zapper tous les contrôles et me présenter comme une fleure devant la sortie, mais bon ^^ . Je précise également que les différents bureaux sont éparpillés un peu partout sans ordre logique, et qu’il n’y a pas de file d’attente, c’est donc un peu la foire d’empoigne. Une fois les formalités passées, arrive ensuite la récupération des baguages… Un tout petit tourniquet présente les bagages au fur et à mesure de leur déchargement (très lent), et de la place laissée par l’enlèvement des bagages par leur propriétaires respectifs. Autant dire que c’est (très) long. Il m’aura fallu 3h pour récupérer mon petit sac…
Une fois ces premières péripéties passées, en route pour l’hôtel, où mon taxi se fait arrêter en route par une brigade de militaires, kalachnikov en bandoulière. Après une fouille du véhicule et vérification des papiers, ils nous laissent repartir, et je peu enfin goûter au plaisir d’un bon lit. Il s’avérera par la suite que ces contrôles sont extrêmement fréquents,  sur un même trajet de moins de 3km, il m’est arrivé d’être contrôlé 3 fois.

Ces premiers contacts m’avaient laissé une impression mitigée, et me faisaient craindre le pire quand à la suite du séjour. Heureusement, au petit matin, une bonne surprise :

La vue depuis ma chambre d'hotel

La vue depuis ma chambre d'hotel

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