Un peu de vrac

Oulà, ça commençait à prendre la poussière par ici !
Heureusement, c’était de la poussière de travaux, pas de la poussière d’abandon 😉 Les derniers mois ont été bien bien bien chargés, car pas mal de projets avançaient en parallèle. Parmi ceux-ci la création d’un fablab en creuse, des prototypes, et les travaux de la maison.Le côté Fablab avance bien, même si j’ai passé une bonne partie de mon temps à remplir des dossiers de subventions (si ça tombe, c’est bien, mais en attendant, pfiouuuu !). En parallèle, j’ai terminé les travaux de la zone méca, et ce we c’était séance déménagement du tour, pas une mince affaire : Imaginez un bouzin de plus de 2T, qui doit rentrer dans un hangar avec une hauteur de 2m sous plafond seulement… Autant dire que ça limite grandement les machines utilisables !
Bref, après quelques heures de galère, c’est rentré, et ça ressemble maintenant à ça :

L'atelier méca

L’atelier méca

Encore un peu de travail d’électricité, et le tout sera fonctionnel ! (du moins sans tirer la rallonge comme c’est le cas actuellement pour la fraiseuse !)

En parallèle, j’ai profité du retour des beaux jours pour faire un peu de fonderie. J’essaye d’améliorer mon process à partir de pièces d’imprimante 3D, et je dois dire que je suis plutôt satisfait du résultat.

Je pars d’une pièce 3D, que je partage de 2 selon le plan de joint qui me semble le plus approprié. au dos des 2 moitié, je fais 3 trous de 3mm permettant de positionner des pions de centrage (un petit morceau de stub récupéré dans des lecteurs de cdrom, et coupé à la bonne longueur). J’imprime les 2 pièces en PLA (mais ça n’a pas vraiment d’importance en soi), et je les peins avec de l’apprêt de carrosserie en bombe. C’est une peinture épaisse qui permet de bien combler les irrégularités, et qui permet en l’occurrence de lisser l’effet « strate » dû à l’impression 3D. Il faut passer bien 4 couches pour avoir un rendu correct, en ponçant légèrement s’il y a des défauts quand c’est sec. Une fois cette étape terminée, un coups de bombe de peinture à carrosserie, ça facilitera le démoulage.

Pièces 3D préparées pour la fonderie

Pièces 3D préparées pour la fonderie

Partant de là, je réalise des moules en sable (désolé, je n’ai pas pris de photo de cette étape, mais ça viendra), et coule la pièce dans les moules. Le résultat est plutôt pas mal, je trouve:

Pièce fonderie

Pièce fonderie, volant d’inertie

 

Les pièces réalisées

Les pièces réalisées

Voilà, les coulées ci-dessus ont été réalisées par 2 charmantes demoiselles qui voulaient essayer la fonderie. Merci à elles 🙂

Sinon, mon proto de broyeur plastique a « un peu » avancé, j’ai reçu les premiers échantillons de dents découpées au laser. Un peu d’espoir que ça reparte donc, mais pour le moment, je n’ai pas eu de nouvelles de la suite des pièces… Je ne désespère pas pour autant.

Le proto du broyeur plastique, version métal

Le proto du broyeur plastique, version métal

Changement de vie… Installation en cours.

Eh bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que j’ai été bien occupé ces derniers mois…
Tout d’abord, il a fallu gérer le déménagement. Autant dire que c’était pas une sinécure, déménager à 400km de chez soi, avec des machines pesant plus de 2 tonnes. D’autant qu’à cause de ma précédente aventure au Vietnam, mes affaires se retrouvaient éparpillées aux 4 coins de mon département d’origine 😉
Mes différents plans récup m’ont obligé à commencer le déménagement par les machines outils et autre outillage, ce qui n’était pas forcément le plus logique, mais pas le choix, sinon je passait à côté de la récup. Me voilà donc affrétant un camion grue pour déménager une première série de machines.

Vole petite machine, vole...

Vole petite machine, vole…


Au final, 4 machines dans le camion, mais une qui n’aura finalement pas pu rester (la GSP, de la photo ci dessus). J’avais bien mesuré qu’elle rentrait (elle fait 3m20 de haut), mais oublié qu’il fallait également 1m au dessus pour la grue, et là, ça coinçait. Comme aucun travaux n’avais été réalisé, ma seule option aurais été de la poser sur terre battue, ce qui ne m’enchantais pas. Au final, je l’ai revendue, ce qui m’a permis d’amortir une partie du coût du transport. Heureusement, le reste est rentré sans problème 🙂
Il me restait encore pas mal de matos à rentrer, le reste c’est fait avec un camion « normal », acheté pour l’occasion.
sans grue, il faut se montrer plus imaginatif...

sans grue, il faut se montrer plus imaginatif…


Après 3 ou 4 voyages, le matos qui devait débarrasser rapidement était dans ses nouveaux locaux, on allais pouvoir attaquer les travaux.
La maison disposait d’une salle de bain assez bizarrement fichue. Fonctionnelle à la base, mais vraiment mal fichue, et avec un affreux lino au sol.
Sur la droite, la salle de bain avec cloisons à tiers de hauteur...

Sur la droite, la salle de bain avec cloisons à tiers de hauteur…


On a donc décidé de commencer par la refaire, histoire d’être tranquille ensuite.
Premier soir, on attaque le lino. 10 minutes plus tard, je vais aux urgences : Le cutter a rippé, et je me le prend dans la jambe. Résultat, 2 points de sutures, et l’occasion de faire connaissance avec un service d’urgence qui change totalement de ce que j’ai connu avant (Sorti en 15 minutes chrono !). Moralité : pas de travaux quand on est fatigué.
La suite se passe heureusement mieux, mais on tombe sur pas mal de mauvaises surprises, comme souvent quand on retape un vieille maison. En enlevant le lino, on se rend compte qu’il y avais eu un (ou plusieurs) dégâts des eaux, et une partie des lames de plancher étaient pourries. Le plâtre du mur n’avais pas trop aimé non plus et tombais par grosse plaques. On a donc décidé de tout remettre à plat (c’est à dire tout virer), et refaire ça proprement.
Après quelques jours de boulot, on y voyais déjà un peu plus clair :
Comment ça, un peu trop clair maintenant... ?

Comment ça, un peu trop clair maintenant… ?


On a ensuite remonté le plancher, en changeant les lames qui devaient l’être, jointoyé et coulé une chape légère à l’emplacement de la future salle de bain. (Elle n’occupera pas tout l’espace, la totalité faisant 35m2, ce qui fait trop pour une salle de bain, et nous permet de faire la chambre du petit à côté).
Bref, la suite, ça aura été placo, plomberie, électricité, carrelage, le tout fait maison… Mais on est assez content du résultat :
Le résultat final

Le résultat final


Bon, sur la photo, il manque encore un lavabo au fond, et un sèche serviettes à gauche, mais ça a été corrigé depuis 😉
Entre temps, on ne s’est pas ennuyé, profitant des différents coups de mains disponibles, j’en ai profité pour avancer des chantiers qui auraient été plus compliqué tout seul (trop physiques pour madame)
– Réalisation d’une dalle sous le hangar : Cette dalle recevra le compresseur, le four de fonderie, et la cisaille à tôle et une rabot/dégau.
Réalisation d'une dalle

Réalisation d’une dalle


– Réalisation d’une dalle dans la bergerie, afin d’y mettre la machine à laver, le congélateur, et d’autres éléments futurs.
– isolation d’une partie des combles
– On a voulu également réaliser une dalle dans mon futur atelier mécanique. Seulement, une énorme bloc de granit affleurais et on devait décaisser de 30cm pour la dalle (elle va accueillir un tour à métaux). Pas le choix, il faut donc virer le bloc de granit, mais il est impossible à soulever. Il faut donc en faire plusieurs morceaux. Après avoir testé plusieurs techniques, (coin en bois inséré dans un trou submergé d’eau, tic-boom : cartouche de clouteuse percutée au fond du trou), finalement la technique retenue est assez classique : des trous tous les 15cm de la ligne de cassure, 3 trous rapproché au centre. Avec un burin, on casse les cheminées entre les 3 trous, et on y insère un coin (comme pour le bois).
Débit du bloc de granit

Débit du bloc de granit


Ensuite, on prend ce qu’on a de plus lourd pour taper sur le coin. On a commencé à la masse, mais Baptiste a rapidement trouvé une méthode plus efficace !
Tout en finesse...

Tout en finesse…


Bref, une fois le « gros » caillou enlevé, on n’était pas sortis d’affaire, ça s’est révélé être un vrai champs de pierres !
quelques cailloux

quelques cailloux


Résultat, on n’aura pas eu le temps de faire cette dalle pour le moment, mais je ne désespère pas d’y arriver avant l’hiver 🙂