Moteur à électroaimant 100% récup

Il pleut aujourd’hui ? Vous savez pas quoi faire pour passer le temps ? Vous avez une montagne de vieux disques durs en attente de recyclage ?
Si vous avez répondu oui à au moins une de ces questions, ce projet est fait pour vous !
L’idée est simple : utiliser l’électroaimant d’un disque dur pour produire une rotation du disque, comme le ferait le piston d’un moteur thermique ou vapeur. Ne cherchez pas une quelconque justification technique à ce projet, il n’y en a aucune, mais ça fait un petit moteur rigolo, avec un joli bruit, et c’est amusant :)

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DIY – un Pc Ecolo

Une des idées que j’avais derrière la tête en construisant mon panneau solaire, était de pouvoir travailler en toute autonomie, uniquement à l’énergie solaire. Pour arriver à ce résultat, exit les solutions à base de pc classiques, il fallait obligatoirement que je regarde du côté des machines basses consommation. Aussi, lorsque sur linuxfr un utilisateur postait une annonce où il se séparait d’une carte Efika, j’ai sauté sur l’occasion, et me disant que ça serais une bonne occasion de tester ça. En effet, la « bête » consomme 9W en utilisation normale.

La première difficulté a été de trouver l’alimentation qui va bien : pas question de transformer mon 12v en 220v, pour ensuite le ramener à 12 ! Exit donc les alimentations ATX classique, il me fallait quelque chose qui puisse fonctionner à partir du 12v. J’ai fini par trouver ces petits trucs géniaux, appelés Pico PSU

Pico psu

Pico psu

Ce truc correspond parfaitement à ce dont j’ai besoin : il s’alimente en 12v, est largement suffisant pour ma carte mère, et permet d’alimenter un disque dur :)

Bon, ensuite, reste à mettre tout ça en boîtier, car la carte arrive nue, et trouver un boîtier au bon format n’est pas particulièrement facile. Etant dans l’idée d’un pc écolo, je me suis dit pourquoi ne pas le faire en bois. J’ai découvert cette année une technique de découpe laser qui permet de plier une planche de bois, en le rendant très souple et élastique. Je me suis donc servis de ce procédé pour réaliser une petite boite sur mesure, adaptée à ma carte mère.

La mise en boite

La mise en boite

Histoire d’être le plus compact possible, toutes les connectiques sont rassemblées sur une seule face, alimentation comprise, ce qui permet accessoirement de poser la machine verticalement.

La configuration au complet

La configuration au complet

Pour l’écran, je n’ai malheureusement pas encore trouvé de solution d’écran en 12v (en fait, si, je viens d’en trouver sur ebay US, mais disons que pour le moment, je n’en ai pas sous la main). Le tout est bien sûr installé sous linux, la machine n’étant pas une bête de course, mais suffit largement pour de la bureautique / internet.

Niveau autonomie sur batterie, je n’ai pas encore le recul suffisant pour le dire, d’autant que pour mes tests d’aujourd’hui, l’écran était branché sur le secteur, mais dans cette configuration j’ai pu tenir 2h sans problème, avec une batterie 10Ah, et le panneau qui chargeais en //.

DIY – modification d’une alimentation stabilisée

J’ai récemment récupéré une alimentation stabilisée hors service, de celles utilisées pour brancher une CB au secteur.

L'alimentation stabilisée

L'alimentation stabilisée

Après ouverture pour réparation, je me rend compte que la régulation est assurée par le célèbre LM723, très souvent utilisé dans les alimentations de labo réglables. Le montage intérieur ressemble d’ailleurs grandement à certains montages réglables que j’ai déjà vu auparavant. Il y a d’ailleurs deux petites résistances réglables sur le circuit, une pour régler la tension de sortie, l’autre pour régler le courant.

La carte de régulation

La carte de régulation

Première étape, réparer la bête pour pouvoir faire quelques tests. La chose n’est pas trop difficile, 2 transistors à changer, un condensateur bombé et un autre « vaporisé ».  Une fois les coupables remplacés, mise sous tension, et mesure : 13,8v, ce qui est annoncé sur le boîtier de l’alim. Je joue un peu avec la résistance variable ajustant la tension, et observe que la tension varie entre 13,8 et 15V. Il va donc falloir jouer sur l’échelle de manière à pouvoir partir d’une tension inférieure, et éventuellement dépasser les 15v.

Après quelques recherches, il s’avère que la tension de référence et minimum se règle via les broches 5 et 6 du lm723. Un petit coups d’oeil au circuit me révèle que la broche 5 est directement reliée à la 6, hors je vais avoir besoin d’ajouter un diviseur de tension. Le schéma de mon alimentation ressemble en grande partie à celui ci. Je coupe donc la piste entre les broches 5 et 6, afin de rajouter le pont diviseur :

Pont diviseur

Pont diviseur

Le branchement du pont diviseur

Le branchement du pont diviseur, coupure de la piste entre 5 et 6

Après mesure, j’ai maintenant une plage allant de 3v à 22,5V, pour un courant de 2,5A environ, ce qui me conviens tout à fait :)

Reste à mettre un potentiomètre en face avant, et pourquoi pas un affichage de la tension….
Pour le potentiomètre, c’est facile, il suffit de dé-souder la résistance variable, et de la remplacer par un potentiomètre de valeur équivalente.
Pour l’affichage, j’ai longuement hésité entre un affichage numérique (plus précis) et un affichage analogique. C’est finalement l’encombrement global qui aura fait mon choix : comme je ne voulais que de la récup, le seul afficheur numérique que j’avais sous la main était trop encombrant pour l’espace disponible en façade, et il était hors de question de refaire un circuit juste pour ça. mon choix s’est donc porté sur un affichage analogique à l’aide d’un galvanomètre de récupération.

Le galvanomètre de récup

Le galvanomètre de récup

Comme le galva est moulé dans le boîtier, si je veux récupérer quelque chose d’utilisable, je suis obligé de garder un morceau du boîtier. Quelques petits coups de Dremel plus tard, voici le résultat:

Le galva prêt à être utilisé

Le galva prêt à être utilisé

Comme l’échelle de valeur ne correspond pas tout à fait à ce que je veux mesurer, je dois là aussi mettre en place un pont diviseur le plus ajusté possible à ma gamme de valeur. Ne disposant pas des caractéristiques du galva, je fais ça par tâtonnement, ce qui me permet de trouver les bonnes valeurs en moins de 5 essais ;)

Un point qui ne m’avais pas semblé problématique au départ, mais s’est révélé être nettement plus compliqué que prévu : la réalisation de l’échelle pour ledit galva : contrairement à ce que mes premières mesures m’avais laisser pensé, l’affichage n’est absolument pas linéaire, et j’ai finalement du prendre les mesures volt par volt.

Mais au final, le résultat est plutôt sympa :)

Le résultat final

Le résultat final

DIY – Sonotone

L’idée de départ avais germée avant noël. Une de mes vielles tantes a de gros problèmes d’audition, mais pas les moyens de s’équiper. Je me suis donc demandé si j’étais capable de lui fournir un petit amplificateur lui permettant a minima de suivre les conversations lors des réunions de famille, à défaut de l’avoir tout le temps sur les oreilles…
Première constatation, il sera impossible de faire aussi petit que les appareils portatifs spécialisés (je m’en doutait un peu), j’opte donc pour solution d’appoint, plus encombrante, mais qu’elle n’utilisera qu’en cas de besoin.

La taille n’étant plus un problème, restait à trouver l’amplification correcte pour lui permettre de suivre une discution.
– Je précise à ce stade que je vous présente la version 1 ici, la plus simple, ne comportant que de l’amplification, je reviendrais sur ces points en fin d’article –

Je suis donc parti sur un choix de composants assez classiques, permettant un gain important tout en restant miniaturisable si besoin (CMS). J’ai donc choisi un montage à base de micro electret (car existant en cms de taille microscopique), et un classique NE5532, qui offre un excellent rapport qualité/prix.

Schéma sonophone

Schéma sonophone

J1 correspond au branchement du micro electret, J2 à la sortie écouteur et j3 à l’alimentation (+12v).
La première porte du ne5532 est utilisée avec une amplification de 100 (+40db), qui est à nouveau amplifié par la seconde porte avec une amplification de 33 (~+30db). Les condensateurs c2 et c3 évitent que l’ampli op ne parte en oscillation, vu les gains important.

A ce sujet, d’ailleur, j’ai perdu énormément de temps à comprendre une oscillation parasite…. avant de me rendre compte qu’elle provenais tout simplement de la pile !! Et oui, même avec une pile, le courant n’est pas très stable, et il faut le lisser avec un condensateur.

Le typon du sonotone v1
Le typon du sonotone v1

 

Voilà, comme c’était pour un cadeau de noël, je m’étais arrêté là, mais il reste encore beaucoup à faire. Le point essentiel, c’est de noter que l’amplification est suffisante pour permettre à ma tante de suivre une conversation.
Les points à améliorer sont :
– Ajouter du filtrage et de la compression : toutes les fréquences sont amplifiées de manière équivalente (+/-), et ce quelque soit leur niveau d’entré. Les bruits parasites sont donc également amplifiés, et les différences brutales (ex. une porte qui claque) également. Il faut donc lisser un peu tout ça, et atténuer les fréquences inutiles.
– Augmenter l’autonomie : le montage utilise une petite pile 12v que l’on trouve dans certains appareils photos. C’est pratique, mais l’autonomie est assez ridicule sur ce mode de fonctionnement (~4h, et encore)
– Réduire la taille de l’ensemble, parce que bon, là, c’est quand même un peu gros ;)

Il s’est avéré qu’un certain nombre de personnes se sont intéressées à ce montage, et il apparaît qu’un vrai besoin existe, les appareils spécialisés étant hors budget pour un certain nombre de personnes, et peu de solutions alternatives existent.
Un ami m’a donc donner un « vrai » sonotone, afin que je puisse regarder comment c’était conçu.

Un "vrai" sonotone

Un "vrai" sonotone

Le sonotone sans ses éléments mobiles

Le sonotone sans ses éléments mobiles

Les interfaces de réglage

Les interfaces de réglage

Vue de l'intérieur : les potentiomètres de réglage.

Vue de l'intérieur : les potentiomètres de réglage. à droite, on voit l'écouteur (en bas) et le micro (en haut)

L'interieur, l'autre face

L'interieur, l'autre face

L'intérieur : la puce de traitement

L'intérieur : la puce de traitement

Voilà, malheureusement, c’était encore pire que ce que je craignais : hormis les potentiomètre de réglage, le micro et l’écouteur, il reste 3 condensateurs de découplage, et le reste….. est entièrement intégré dans la puce spécialisée.
La puce est référencée H4001S, mais une recherche de datasheet m’invite à croire qu’il s’agit d’un modèle spécialisé, créé pour le besoin, et donc introuvable sur le marché.

(si quelqu’un a des infos là-dessus, je suis preneur)

DIY – Réparation de mixeur de cuisine

Bah, c’est pas toutes les semaines qu’on a des petits montages à faire non plus (et ça prend du temps ;)), mais pas pour autant que je me croise les pouces…
La problématique du jour : un mixeur, acheté il y a relativement peu de temps (<2ans), qui se met en route lorsque le moteur est enchassé dans la base plastique et appuyé.  Le contact de mise en route se fait par une petite languette en plastique qui va appuyer un bouton poussoir, et ce qui devais arriver est arrivé : la languette a cassé, et du coups, plus moyen de mettre le moteur en route (me demande d’ailleur si c’est pas de l’obsolescence programmée, m’enfin…).

La réparation envisagée est simple : mettre un « vrai » interrupteur…. Ok, c’est pas très « CE Compliant », mais au moins, ça fonctionne, y’a pas particulièrement de risques (la lame est dans la cuve en plastique et donc indépendante du moteur), et avant que celui là casse…. :D

J’ai donc ouvert le carter plastique protégeant le moteur, avec à la clef une bonne surprise : il y a très largement la place de placer un interrupteur. Un perçage en haut du carter pour glisser l’interrupteur, collage de l’inter, soudage des 2 fils qui allaient auparavant sur l’interrupteur poussoir, et on referme….

Mixeur réparé

Le mixeur réparé, on vois l'inter en haut