C’est bientôt Pâques…

Ceux qui me connaissent bien vous le diront, je suis un gourmand :p C’est pourquoi quand Greg a proposé d’organiser un atelier chocolat au sein du log, j’ai saisi l’opportunité :)
L’objectif de l’atelier : nous apprendre à travailler le chocolat, et réaliser nos propres oeufs en chocolat, et autres « bonbons » fourrés. De mon côté, j’avais déjà assisté à un premier atelier la semaine précédente, pendant lequel j’en avais profité pour faire des sucettes au chocolat en forme de moustaches, fourrées à la ganache chartreuse. Cette fois-ci, je me suis donc concentré sur la réalisation d’un « gros » oeuf :)
Pour les gourmands qui voudraient s’y essayer, voici un petit récapitulatif de ce qu’il faut (si j’ai bien tout retenu ;)), et de la façon de procéder.

Matériel nécessaire :

  • Une grande casserole (pour le bain marie)
  • Un petit bol en inox (cul-de-poule)
  • Un thermomètre (pas « obligatoire », mais pour débuter, c’est vraiment plus facile )
  • Un pinceau
  • Un moule demi-oeuf.
  • Une spatule métallique
  • Pistoles de chocolat (pour moi, c’était du chocolat au lait origine Ghana 40,5%)
  • Une bombe d’azote (réfrigérant rapide)

Contrairement à ce qu’on pourrais croire, le moule à œuf n’est pas en silicone, ou autre matériau souple, mais en polycarbonate bien rigide. En effet, le chocolat en refroidissant va se rétracter, et le demi-oeuf se démoulera tout seul.

Première étape : faire fondre le chocolat, au bain marie, en surveillant la température : il faut monter à 40-45° pour le chocolat au lait. Avec un thermomètre c’est facile, sans, ça correspond à un peu moins du seuil de douleur (précis comme indication, n’es-ce pas ;)). Attention à ne pas faire tomber d’eau dans le chocolat lors de cette étape (ni des suivantes), ce qui ferais coaguler ce dernier.

Ensuite, il va falloir tempérer le chocolat. Cette étape est nécessaire à la bonne cristallisation de votre chocolat, et vous permettra d’avoir un joli aspect brillant, exempt de traces blanches. Une fois votre chocolat à température (40-45°C), sortez le du bain marie et ajoutez un peu moins d’un tiers de pistoles à température ambiante (20%  de pistoles). Mélangez jusqu’à que tous les pistoles aient fondus. (S »ils disparaissent trop rapidement, rajoutez en un peu)

A l’aide du pinceau, appliquez généreusement du chocolat sur votre moule, en n’hésitant pas à déborder, et en ne laissant aucun trou ou zone transparente. Cette étape assurera un beau fini extérieur et l’absence de bulles en surface. Laissez prendre légèrement, et versez du chocolat fondu (hauteur d’une phalange) dans votre oeuf. Répartissez de manière homogène et laissez reposer un peu. Répétez l’opération encore une fois ou deux, puis videz l’excédent dans le cul-de-poule. Raclez les bords avec une spatule métallique. Mettez au frais.

Au bout de quelques minutes, retirez votre oeuf du frigidaire, et laissez le finir de cristalliser dans un coin assez frais (genre bord de fenêtre à l’ombre). Lorsque vous verrez un petit espace entre le moule et le bord de votre oeuf, il est prêt à être démoulé. Placez vous au dessus d’une surface dure (genre table), mettez la main sur le moule et renversez. S’il tombe tout seul, votre main le retiendra, sinon, tapotez légèrement le moule dur la table (en laissant la main dessous, hein !). S’il ne tombe toujours pas, n’insistez pas, laissez le prendre encore un peu. Attention, ne mettez pas les doigts sur la surface de l’œuf, vous y laisseriez des traces. Prenez le par l’intérieur.

Voilà, c’est démoulé, vous avez un premier demi-oeuf. Vous pouvez répéter l’opération pour avoir l’autre moitié. Faite refondre votre chocolat, et re-tempérez le avant car il a pris pendant ce temps.

Une fois vos deux moitiés d’œuf démoulées, refaite fondre un peu de chocolat et retempérez. Avec le pinceau, appliquez du chocolat sur le bord intérieur de l’œuf, en débordant sur la tranche. Répétez sur l’autre moitié, et assemblez. Vous pouvez maintenant vous servir de la bombe d’azote pour accélérer la prise sur la jonction.

Atelier chocolat

Atelier chocolat

Mon neuneuf à moi :)

Mon neuneuf à moi :)

ps : pas beaucoup de photos de « pendant », désolé, mais le chocolat, ça en met vraiment de partout ;)

DIY – Fromage maison

Eh oui, c’est une nouvelle expérience culinaire que je vous présente aujourd’hui. Toujours un peu sur le thème conservation des aliments, cette fois ci il s’agit de conserver du lait, sous une forme plus digeste parait-il, et surtout meilleure (mais c’est mon avis ;) )
Niveau ingrédient, la liste est assez basique : Du lait, de la présure et du gros sel.

Lait cru entier

Lait cru entier

Bon, concernant le lait, j’ai trouvé des infos contradictoires sur le net, comme quoi il fallait du pasteurisé ou non… Sans parvenir à me faire un avis tranché. J’ai donc fait ce premier test avec du lait cru non pasteurisé, ce qui me paraissait offrir de plus de chances de succès (et d’intoxication aussi ;) ). La prochaine fois, je fait un essai avec du lait pasteurisé pour voir s’il y a une différence. Par contre, prenez du lait entier, pas écrémé !
La présure se trouve facilement en pharmacie, j’ai payé mon petit tube 6€ (ce qui est assez cher je trouve), mais comme on n’en utilise que 3 gouttes pour 1 litre de lait, ça risque de me durer une vie et demi cette histoire ! Pour ceux qui auraient du mal à en trouver, à priori on peut utiliser du jus de citron (pas essayé), ou du vinaigre.

Première étape : faire « cailler » le lait, ce qui va agglomérer les caséine (protéines) du lait, et évacuer une grande partie de l’eau contenue dans le lait (le lactosérum). Pour ce faire, il faut tout d’abord chauffer le lait, pour l’emmener aux alentours des 30° (et si possible maintenir ensuite cette température en déposant le récipient à coté d’un radiateur par exemple). Une fois tiède, ajoutez 3 gouttes de présure, et… c’est tout, vous n’avez plus qu’à attendre. Le temps de prise dépendra fortement de la température, chez moi, ça a mis bien 24h pour avoir quelque chose d’exploitable (en fait, j’aurais du laisser encore un peu je pense). Petite remarque au sujet de la propreté à ce stade : faites particulièrement attention à l’hygienne (mains lavés, plats propres, etc…), le lait tiède est un bon bouillon de culture potentiel.

Une fois votre caillé bien pris, prélevez en un morceau, la taille dépendant du type de fromage que vous envisagez ensuite. Il faut savoir que le fromage va pas mal réduire, et que partant sur l’objectif de faire un fromage type camembert, je me suis rendu compte qu’un litre de lait était un peu juste.

Le lait caillé

Le lait caillé

Mettez un linge propre dans une passoire et versez votre caillé dedans. Vous remarquerez que j’ai oublié le linge, ce qui rendra le démoulage très compliqué, pour ne pas dire impossible en un seul morceau ;) En effet, le fromage va « prendre » autour des trous de la passoire, et rester attaché comme un morpion à son poil ;)
Placez une assiette sous la passoire, tout le lactosérum restant va s’évacuer.
Une fois sec, vous pourrez normalement le retourner sans tout casser, afin de bien faire sécher les 2 cotés.

Le fromage version tome fraiche

Le fromage version tome fraiche

C’est à ce stade que vous pourrez le mouler si vous avez un moule qui s’y prette (ce qui n’était pas mon cas, les assiettes à bébé font de très mauvais moules ;) ). N’attendez pas qu’il soit trop sec pour ça, il faut qu’il soit encore un peu mou (genre saint marcellin si vous connaissez, kiri sinon)

Voilà, vous pouvez maintenant laisser sécher votre fromage, en l’essuyant si des moisissures se développent dessus. Si vous voulez le doter d’un croûte, comme pour le camembert, ou les gruyères, il faut le frotter quotidiennement avec du sel, et le retourner tous les jours…. Mais mon expérience s’arrête là pour cette fois !
En effet, bien que je voulais tester le fromage à croûte, mes quelques erreurs de débutant on fait que le résultat ne permet pas de continuer l’expérience jusque là :

mon premier résultat

mon premier résultat

En séchant, mon fromage qui n’avais pas été correctement moulé (ni pressé) s’est petit à petit fissuré, pour finir par complètement s’émietter. Au niveau texture, ça donne quelque chose d’assez proche de la fêta grecque… D’ailleurs au goût aussi !

Pour résumer, on dira qu’il s’agit d’un succès mitigé : j’ai bien un fromage, il est bien mangeable (et même pas mauvais, en fait), mais assez éloigné de ce que je voulais obtenir…. Prochain essai pour bientôt !

 

La ravioliflette

Bon, pour ceux qui connaissent leur géographie (et pour les autres aussi), à Grenoble, on est entouré de patelins qui font des trucs bons à manger. Du coups, arrive un moment où on ne sait que choisir !
Comme je suis sympa, je vous propose une recette maison (inventée par madame), qui marie la tartiflette (enfin, pas tout), aux… Ravioles du Royans !
Bon, ok, ami(e)s au régime, passez votre chemin. Pour les gourmands, par contre, ça dépote !
L’idée est toute simple : c’est comme une tartiflette, mais à la place des pommes de terre, vous mettez des ravioles du royans. Pour ceux qui connaissent pas encore, c’est ces petites pâtes fraîches, délicieuses, originaires de la Drôme.

Ravioles – (c) Marmiton.org

Pour le reste, tartiflette classique, à savoir oignons, lardons, crême, et surtout…Reblochon !
Pour être un peu plus précis, voici ce que ça donne pour 2/3 personnes :

- 4 plaques de ravioles (un sachet normalement, en grande surface)
- 1 barquette de lardons (100g)
- 1 oignon
- de la crème fraîche (Sans vouloir faire de pub, la St mère Isigny, elle passe super bien avec)
- 1/2 reblochon fermier, avec la peau, nan mais !

Vous faites revenir les oignons et les lardons. pendant ce temps, vous séparez vos ravioles, ce qui peut être plus ou moins galère selon leur fraicheur. Disposez les dans un plat à gratin. Une fois les lardons légèrement grillés, vous les dispersez au dessus des ravioles. Arrosez généreusement de crème fraîche, coupez le reblochon en 2 dans le sens de l’épaisseur, et mettez le sur le tout, la croute en bas.
Mettez au four, thermostat 7 pendant environ 30min (à ajuster selon vos goûts en matière de grillage de reblochon)

Bon apétit ! :)

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DIY – Un séchoir solaire

Je sais pas pourquoi, mais j’ai toujours été intéressé par la conservation des aliments. Après avoir testé le fumage, et le salage, je voulais me lancer dans le séchage des aliments. Il est bien sûr de trouver facilement dans le commerce des séchoirs électriques, mais je préférais de loin un modèle solaire. Après avoir cherché un peu le meilleur principe de fonctionnement, j’ai finalement trouvé un concept qui me plaisait bien : une rampe inclinée est chauffée par le soleil, menant sur le séchoir. L’air chaud monte, ce qui crée un courant d’air par convection. L’avantage, est double : ça ne cuit pas les aliments, et il suffit de très peu de soleil pour créer le courant d’air. (Bien sûr, ça fonctionnera tout de même mieux avec un vrai soleil…)
Ayant toujours accès à une découpeuse laser, je décide de l’utiliser pour mener à bien ce projet. Tout d’abord la conception des plans. Comme pour la fraiseuse, les plans seront réalisés avec Librecad, et un assemblage Solidworks sera fait pour économiser de la matière.

Vue en coupe du séchoir

Vue en coupe du séchoir

Les dimensions sont assez réduites, de manière à tenir assez facilement sur mon balcon. De toutes manières, ce n’est pas pour traiter des quantités industrielles.
Afin de protéger les aliments des insectes, toutes les ouvertures sont protégées avec de la moustiquaire. Celle-ci est collée à même le bois.

La protection des ouvertures

La protection des ouvertures

Une fois toutes les faces faites, on peut commencer l’assemblage. Alors attention, il y a un sens, (je recommande d’ailleurs un montage « à vide » pour voir que les différentes plaques sont dans le bon sens, et ne pas coller les moustiquaires aux mauvais endroits).

L'assemblage

L’assemblage

Une fois l’assemblage terminé, on a déjà une bonne idée du résultat final :

Le séchoir assemblé

Le séchoir assemblé

Il reste maintenant à noircir la rampe de chauffe. J’ai pas mal hésité sur la meilleur méthode, mais c’est finalement le prix et la difficulté à trouver de la peinture noire alimentaire qui m’auront décidé : une feuille de papier canson noir, pliée et collée sur le bois. J’ai ensuite passé deux couches de vernis alimentaire sur toutes les faces extérieures. Le séchoir n’est pas destiné à rester en extérieur en permanence, mais il n’est pas à l’abri d’un orage, donc autant le protéger un peu.

Le séchoir terminé

Le séchoir terminé

Pour les pieds, je suis partis sur du « light » : 4 vis à têtes rondes, de 120mm. Le résultat est plutôt sympa, et très stable au final.

Détail sur les pieds

Détail sur les pieds

Dernier point, et pas des moindres, où poser les aliments. J’avais prévu initialement trois étages, mais en réalité, le premier se montre inutilisable car trop bas (il arrive sous le flux d’air). Les 2 autres, en revanche, se composent de cadres en bois, venant reposer sur des petits « taquets » faisant la longueur du séchoir. Les cadres sont remplis de moustiquaire afin de ne pas gêner la circulation du flux d’air. Les cadres sont bien évidemment amovibles.

Détail sur un des cadres, installé

Détail sur un des cadres, installé.

Voilà, si ça vous a plu et que vous souhaitez vous lancer dans l’aventure, les plans sont en téléchargement ci-dessous, amusez vous bien, et n’hésitez pas à me faire vos retours ! (Faites enregistrer sous…)

 

Sechoir_V1.dxf

DIY – Doseur à spaghetti

Parce que la vie n’est pas qu’une suite de montages compliqués, je vous livre ma dernière réalisation : Un doseur à spaghetti.
Bah oui, c’est tout con, mais c’est quand même vachement pratique :)

Doseur à Spaghetti

Doseur à Spaghetti

Les doses sont donc, dans l’ordre : 2 adultes, 1 adulte, 1 enfant…

Et pour ceux qui veulent faire de même, voici le fichier DXF qui vous permettra de reproduire cet ustensile indispensable ! (Et oui, j’ai fait un plan pour ça, fallait bien que je joue un peu avec ma fraiseuse ;))