Démonter un extincteur…

…si possible sans tout se prendre dans la figure !
J’ai en ce moment 2 projets en cours, qui nécessitent des extincteurs. Les extincteurs vident sont assez difficile à trouver, en revanche, le pleins sont très courants à cause des dates d’expirations. Bien sûr, il y a toujours la possibilité de les vider à la barbare, mais c’est assez dégueu et surtout pas du tout écologique, les additifs à l’intérieur étant assez nocifs. Je vais donc vous expliquer comment ouvrir certains types d’extincteurs « proprement ».

ATTENTION ! J’ai l’habitude de vous présenter des expériences plus où moins dangereuses, là, on joue avec des bouteilles potentiellement sous pression. Une erreur sur le type de bouteille ou de manipulation, et vous vous retrouvez avec une poignée incrustée dans la tête. Les poudres ABC sont corrosives et irritantes, portez donc les protections indispensables à ce genre de manipulations (gants, lunettes, masque). Si vous avez un doute sur le type de bouteille, n’utilisez pas cette méthode.

Maintenant que c’est dit, commençons. Il nous font déjà le bon type d’extincteur. Il en existe (à ma connaissance) 3 principaux types : les extincteurs à CO2, les extincteurs à poudre/eau percutables et les extincteurs à pression permanente. Ici, on va s’intéresser aux extincteurs percutables :

Le modèle correct d'extincteur

Le modèle correct d’extincteur


Dans ces modèles, le gaz est contenu dans une petite bonbonne à l’intérieur de l’extincteur, et n’est libéré que lorsque la goupille est enlevée et la capsule percutée. En temps normal, il « n’est pas sensé » y avoir de pression dans l’extincteur.
A ne pas confondre avec
Les extincteurs à pression permanente

Les extincteurs à pression permanente


Les extincteurs à pression permanente qui, comme leur nom l’indiquent, sont sous pression tout le temps. Deux différences qui permettent de les reconnaître : l’absence des 2 boulons autour de la tête, et surtout le manomètre. (attention, tous les modèles à pression permanente n’ont pas le manomètre, mais quand il y en a un, vous êtes sûr que c’en est un). Pour ces modèles là, je ne connais pas de procédure pour les vider autrement qu’en les déclenchant, on va donc les oublier.

Maintenant qu’on a notre extincteur, on va pouvoir commencer.
Tout d’abord, prenez garde que la goupille est toujours présente et ne l’enlevez surtout pas ! Si vous faites ça, le gaz va remplir la bonbonne, et vous n’aurez pas d’autre choix que de le vider « classiquement ».
Ensuite on va dévisser les 2 boulons entourés de bleu sur la photo. Ne les dévissez pas entièrement dans un premier temps, faites juste 1 tour sur chaque et essayez de lever légèrement la tête de l’extincteur. S’il n’y a pas de fuite, continuez en faisant un tour supplémentaire, et ainsi de suite jusqu’à ce que la tête de l’extincteur soit clairement dissociée du corps. Un fois à ce stade, vous pouvez dévisser complètement. L’intérêt de cette méthode, c’est que s’il y a de la pression (la cartouche de gaz a fui par exemple), vous ne vous prendrez pas tout dans la tête en une fois. Il y aura une fuite, donc vous vous éloignez et attendez que ça se termine.

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Les boulons à dévisser

Une fois totalement dévissé, retirez la tête en tapotant légèrement les bords pour faire tomber la poudre.

Enlevez la tête

Enlevez la tête

Votre extincteur est maintenant ouvert. Videz précautionneusement la poudre dans un contenant (c’est TRES volatile, allez y doucement ou il va y en avoir de partout, pensez au masque et lunettes), et emmenez ça à la déchetterie.
Et voilà 🙂

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construction d’un compost en palette recyclées…

Je profite du beau temps de ces derniers jours pour bosser un peu au jardin, histoire de sortir le nez des travaux.
Ayant une grande surface d’espace vert, j’ai énormément de déchets végétaux à traiter. Les emmener à la déchetterie serait possible mais pas très écolo (18km pour y aller), d’autant qu’ils peuvent avantageusement être réutilisés, sous forme de compost. En le commençant maintenant, je devrais pouvoir avoir du bon compost prêt pour le printemps.
Pour ce projet, il vous faudra :
– 5 palettes récupérées (entre 0 et 5€max)
– 8 cornières métalliques (8€)
– un tasseau quelconque d’environ 3m de long
– un grillage assez fin (optionnel)

Première étape :

première étape

première étape

Fixer deux palettes à angle droit à l’aide de deux cornières.

Seconde étape :

Seconde étape

Seconde étape

Fixer la troisième palette aux deux précédentes, pour former un « U ». Vérifier avec un niveau à bulle que la palette du fond est bien horizontale.
Vous pouvez ensuite rajouter la quatrième palette dans l’alignement, et la cinquième, de manière à former un « M ».

Troisième étape :

Troisième étape

Troisième étape

Fixez maintenant le tasseau aux trois branches du M, ça leur évitera de s’écarter quand le compost sera chargé.

Dernière étape :
Si vous en avez, mettez du grillage à l’intérieur de vos palettes, ça évitera au compost de se sauver… Si vous n’en avez pas,vous pouvez clouer quelques planches, de manière à réduire les interstices, pour les mêmes raisons.

Bilan : un projet qui aura duré un gros quart d’heure, coûté moins de 10€, et qui, j’en suis sûr, me rendra de grand services au printemps 🙂 En attendant, il se remplis bien vite…

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Commentaires…

Après le formulaire de contact, c’était les commentaires qui ne fonctionnaient plus. Voilà la chose corrigée 🙂

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Changement de vie… Installation en cours.

Eh bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que j’ai été bien occupé ces derniers mois…
Tout d’abord, il a fallu gérer le déménagement. Autant dire que c’était pas une sinécure, déménager à 400km de chez soi, avec des machines pesant plus de 2 tonnes. D’autant qu’à cause de ma précédente aventure au Vietnam, mes affaires se retrouvaient éparpillées aux 4 coins de mon département d’origine 😉
Mes différents plans récup m’ont obligé à commencer le déménagement par les machines outils et autre outillage, ce qui n’était pas forcément le plus logique, mais pas le choix, sinon je passait à côté de la récup. Me voilà donc affrétant un camion grue pour déménager une première série de machines.

Vole petite machine, vole...

Vole petite machine, vole…


Au final, 4 machines dans le camion, mais une qui n’aura finalement pas pu rester (la GSP, de la photo ci dessus). J’avais bien mesuré qu’elle rentrait (elle fait 3m20 de haut), mais oublié qu’il fallait également 1m au dessus pour la grue, et là, ça coinçait. Comme aucun travaux n’avais été réalisé, ma seule option aurais été de la poser sur terre battue, ce qui ne m’enchantais pas. Au final, je l’ai revendue, ce qui m’a permis d’amortir une partie du coût du transport. Heureusement, le reste est rentré sans problème 🙂
Il me restait encore pas mal de matos à rentrer, le reste c’est fait avec un camion « normal », acheté pour l’occasion.
sans grue, il faut se montrer plus imaginatif...

sans grue, il faut se montrer plus imaginatif…


Après 3 ou 4 voyages, le matos qui devait débarrasser rapidement était dans ses nouveaux locaux, on allais pouvoir attaquer les travaux.
La maison disposait d’une salle de bain assez bizarrement fichue. Fonctionnelle à la base, mais vraiment mal fichue, et avec un affreux lino au sol.
Sur la droite, la salle de bain avec cloisons à tiers de hauteur...

Sur la droite, la salle de bain avec cloisons à tiers de hauteur…


On a donc décidé de commencer par la refaire, histoire d’être tranquille ensuite.
Premier soir, on attaque le lino. 10 minutes plus tard, je vais aux urgences : Le cutter a rippé, et je me le prend dans la jambe. Résultat, 2 points de sutures, et l’occasion de faire connaissance avec un service d’urgence qui change totalement de ce que j’ai connu avant (Sorti en 15 minutes chrono !). Moralité : pas de travaux quand on est fatigué.
La suite se passe heureusement mieux, mais on tombe sur pas mal de mauvaises surprises, comme souvent quand on retape un vieille maison. En enlevant le lino, on se rend compte qu’il y avais eu un (ou plusieurs) dégâts des eaux, et une partie des lames de plancher étaient pourries. Le plâtre du mur n’avais pas trop aimé non plus et tombais par grosse plaques. On a donc décidé de tout remettre à plat (c’est à dire tout virer), et refaire ça proprement.
Après quelques jours de boulot, on y voyais déjà un peu plus clair :
Comment ça, un peu trop clair maintenant... ?

Comment ça, un peu trop clair maintenant… ?


On a ensuite remonté le plancher, en changeant les lames qui devaient l’être, jointoyé et coulé une chape légère à l’emplacement de la future salle de bain. (Elle n’occupera pas tout l’espace, la totalité faisant 35m2, ce qui fait trop pour une salle de bain, et nous permet de faire la chambre du petit à côté).
Bref, la suite, ça aura été placo, plomberie, électricité, carrelage, le tout fait maison… Mais on est assez content du résultat :
Le résultat final

Le résultat final


Bon, sur la photo, il manque encore un lavabo au fond, et un sèche serviettes à gauche, mais ça a été corrigé depuis 😉
Entre temps, on ne s’est pas ennuyé, profitant des différents coups de mains disponibles, j’en ai profité pour avancer des chantiers qui auraient été plus compliqué tout seul (trop physiques pour madame)
– Réalisation d’une dalle sous le hangar : Cette dalle recevra le compresseur, le four de fonderie, et la cisaille à tôle et une rabot/dégau.
Réalisation d'une dalle

Réalisation d’une dalle


– Réalisation d’une dalle dans la bergerie, afin d’y mettre la machine à laver, le congélateur, et d’autres éléments futurs.
– isolation d’une partie des combles
– On a voulu également réaliser une dalle dans mon futur atelier mécanique. Seulement, une énorme bloc de granit affleurais et on devait décaisser de 30cm pour la dalle (elle va accueillir un tour à métaux). Pas le choix, il faut donc virer le bloc de granit, mais il est impossible à soulever. Il faut donc en faire plusieurs morceaux. Après avoir testé plusieurs techniques, (coin en bois inséré dans un trou submergé d’eau, tic-boom : cartouche de clouteuse percutée au fond du trou), finalement la technique retenue est assez classique : des trous tous les 15cm de la ligne de cassure, 3 trous rapproché au centre. Avec un burin, on casse les cheminées entre les 3 trous, et on y insère un coin (comme pour le bois).
Débit du bloc de granit

Débit du bloc de granit


Ensuite, on prend ce qu’on a de plus lourd pour taper sur le coin. On a commencé à la masse, mais Baptiste a rapidement trouvé une méthode plus efficace !
Tout en finesse...

Tout en finesse…


Bref, une fois le « gros » caillou enlevé, on n’était pas sortis d’affaire, ça s’est révélé être un vrai champs de pierres !
quelques cailloux

quelques cailloux


Résultat, on n’aura pas eu le temps de faire cette dalle pour le moment, mais je ne désespère pas d’y arriver avant l’hiver 🙂

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Formulaire de contact…

Mes excuses à toutes les personnes ayant essayé de me contacter ces derniers mois, mon système d’envoi de mail à partir du blog était cassé depuis une durée inconnue (mais vraisemblablement longtemps).
C’est maintenant réparé, donc si vous m’aviez envoyé un mail sans jamais recevoir de réponse, n’hésitez pas à ré-essayer !

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