DIY – Thermomètre à tube Nixie

Ce projet, qui m’aura occupé quelques temps, est parti de trois points :

- Je n’avais pas de thermomètre chez moi, et ma femme et moi n’avons pas tout à fait la même sensibilité à la température, cela permet de donner une valeur objective et d’ajuster en conséquence (soit on met le chauffage, soit l’autre enfile un pull ;))
- J’avais besoin de tester un circuit de commutation pour tubes Nixie (spoiler : dans le but de réaliser une horloge), mais sur un nombre limité de tube, car en cas d’erreur, c’est très pénible de dessouder le tube et de le ressouder
- J’avais envie de réaliser un montage CMS le plus compact possible, et de tester au passage la mise en oeuvre de CMS taille 0402.

Si si, il y a un composant sur C6. La LED est une 5mm, placée là pour donner l'echelle.

Si si, il y a un composant sur C6. La LED est une 5mm, placée là pour donner l’échelle.

Le montage se divise donc en 4 parties : la mesure de la température, effectuée par un vénérable LM35 (mais le montage permet aussi l’utilisation d’un LM73 plus précis) ; l’élévation de tension pour alimenter les tubes, le contrôle des tubes, et le pilotage de tout ça, réalisé par un Atmega328, version cms évidemment.

Le schéma d'ensemble

Le schéma d’ensemble

La partie mesure de température ne nécessite pas d’explications particulières. A noter simplement que le LM73 fonctionne en I2C, et que dans ce cas, il faut impérativement mettre les résistances de pullup R6 et R7. Dans le cas du lm35, elles ne sont plus nécessaires car ce dernier fonctionne en analogique, la sortie de celui-ci étant à connecter à la broche 4 de l’emplacement du lm73 (A5/SCL sur l’atmega).

La partie élévateur de tension est désormais classique sur mon site, il s’agit de la même que pour mes compteurs geiger, à savoir NE555 + Mosfet + bobine. Un petit condensateur 400v sert à lisser la tension obtenue.

La mise en oeuvre de l’AtMega328 n’a rien de spécifique. Il faut en revanche noter deux connecteurs, un connecteur ISP, et un connecteur permettant de brancher un adaptateur série. Le premier devant servir à charger le bootloader Arduino sur l’Atmega, le second à charger le programme/débugger comme s’il s’agissait d’un simple Arduino. Pour une raison que j’ignore, bien que le bootloader soit correctement chargé, il n’a fonctionné que sur une seule de trois cartes que j’ai assemblé. Après tests, la communication série s’effectue correctement et dans les deux sens, mais impossible de flasher l’atmega par ce biais (si quelqu’un a une idée…). Du coups, la programmation se fait via ISP, et le debug par la connexion série.

La partie la plus intéressante de ce montage est la partie pilotage des tubes nixie. Un des objectifs était de réaliser le montage le plus compact possible, exit donc les drivers type 7441, tout sera fait ici à base de transistors.
Afin de ne pas trop consommer, l’affichage des 2 digits ne se fera pas simultanément, mais l’un après l’autre, de manière très rapide, la persistance rétinienne se chargeant de donner l’impression d’un affichage fixe.
Coté cathode, les transistors sont dans une configuration peu courante : la base est commune à tous les transistors, en permanence à +5v, ce qui permet de n’avoir qu’une seule résistance (mais qui impose de n’utiliser qu’un seul digit à la fois). La commutation se fait en ramenant l’émetteur du transistor voulu à  0v. Dans cette configuration, il faut autant d’entrées/sorties sur le microcontrolleur que de digits, mais en l’occurrence, l’Atmega nous en propose nettement plus que nécessaire dans notre cas.

Le driver coté anode

Le driver coté anode

Coté anode, il aurais été possible également de mettre un simple transistor NPN avec une résistance pour faire le travail. Cependant, la consommation « à vide » aurais été supérieure à la consommation lors de l’affichage sur un tube, ce qui n’est clairement pas le but recherché.
Le montage ci-dessus « coupe » le courant, en limitant les pertes à des valeurs infimes. La résistance R12 et le transistor NPN forment un driver de courant constant, réglé de manière à laisser passer juste le courant nécessaire au déblocage du transistor PNP.

Thermomètre Nixie

Le thermomètre Nixie assemblé

Le circuit complet tiens sur un PCB de 5x5cm double face. J’aurais probablement pu faire encore plus petit, mais ça me semblais déjà un bon début !

Le circuit vu du dessus

Le circuit vu du dessus

Concernant l’assemblage du PCB, rien de spécial à mentionner, celui-ci étant étonnamment plus facile à assembler que ce qu’il pourrais sembler au premier abord, et ce, malgré le fait que j’ai soudé des résistances 0805 sur des emplacements 0603 (donc un peu plus petits que les résistances). Ayant fait plusieurs essais, j’ai testé différentes techniques de soudure, je vous ferais un petit topo là-dessus dans un prochain article. Globalement, si on omet les 2 composants 0402 (taille qui n’était pas impérative du tout, mais pour faire des tests), ce n’est pas vraiment plus compliqué qu’avec du traversant, au contraire même.  Le circuit intégré demande un petit coups de main, mais ça se fais très bien, et très rapidement. Les 0402, pour le coups, sont assez délicat à placer, leur petite taille faisant qu’ils se collent à la pane du fer à souder par capillarité, et leur taille nécessite de bons yeux en plus d’une bonne loupe (idéalement, une bino)

Enfin, pour finir, le code source, qui n’a rien de très spécifique, il se contente de récupérer la valeur du lm35, et décomposer le résultat obtenu en deux digits, les unité et les dizaines.

thermometre

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Posted 17 mai 2013 by nerick in category General

2 thoughts on “DIY – Thermomètre à tube Nixie

  1. nerick (Post author)

    Tout à fait. C’est surtout une question d’habitude qui m’as fait faire ce choix.

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